EXPOSITION DANS LE FORUM

LINSTABLE PHOTOGRAPHE + URBAN ROOTS

Du samedi 13 mai au dimanche 4 juin 2017

LINSTABLE PHOTOGRAPHE

Des études de psychologie pour un an, des petits boulots, et les potes, immobiles et rieurs, qu’on retrouve le soir en bas des immeubles cristoliens qu’on connaît comme sa poche : telles sont les racines dont Linstable puise sa force créatrice.
Rude apprentissage parfois : un père italien ne plaisantant pas avec le travail, chez lui, on se lève tôt, pas question de ne rien faire…Il apprend alors à l’école de la vie, celle des quartiers populaires, celle dont il se souvient avec fierté et nostalgie, celle qui le construit, au sein de la fraternité des blocs d’immeubles, insoupçonnée pour ceux qui n’ont jamais franchi les seuils.

Et le temps passe, les anciens viellissent, les petits grandissent vite, trop vite. Linstable les voit trop souvent gâcher leurs jeunesse à l’ombre des murs de la cité ; un constat décisif pour un tournant professionnel majeur, l’entrée dans le monde du social. D’aide-éducateur à animateur, son parcours s’étoffe de diplômes et d’expériences au coeur du quartier le plus difficile de la ville où il passera quinze ans, à l’écoute et bienveillant, mais vigilant quant aux périls qui entourent ses petits frères, jusqu’à la démolition totale du quartier et de son centre social.

L’œil de Linstable photographe semble en mouvement perpétuel ; il saisit et capture, explore et dépasse les points de vue, fondant le réalisme des rues à la force éphémère d’un instant. Renouant avec la tradition du photographe déambulant, à tout moment du jour ou au cœur de la nuit, il parcourt inlassablement les rues de son adolescence mais cette fois-ci avec un but précis. Il les découvre sous un nouvel angle, les aime d’une façon différente. C’est comme cela qu’il en tire des séries de clichés où les
êtres, et spécialement les enfants, ont une place prépondérante.

 

URBAN ROOTS

L’art d’Urban Roots est l’expression esthétique d’un jeu d’arts et de matières, conviant le volume à animer les traits de ses formes ancestrales et contemporaines à la fois. Masques originels revisités, figures féminines arrondies et fines, puisent à la fois aux racines les plus profondes de la culture africaine, comme aux murs cosmopolites des cités occidentales d’aujourd’hui. Croisant et métissant les codes des arts premiers et du graffiti contemporain, son design afro-urbain évoque une recherche puissante sur l’identité, au travers d’un jeu subtil mêlant symboles culturels et recherche esthétique, vers un questionnement affleurant sous chacune de ses créations, celui de la notion du beau, de l’altérité, des représentations de soi et de l’imbrication des cultures comme autant de forces créatrices.